Posté le 09.06.2008 par jojolepetitsavoyard
UNE SOIREE PERDUE
J’étais seul, l’autre soir, au Théâtre-Français,
Ou presque seul ; l’auteur n’avait pas grand succès.
Ce n’était que Molière, et nous savons de reste
Que ce grand maladroit, qui fit un jour Alceste,
Ignora le bel art de chatouiller l’esprit
Et de servir à point un dénoûment bien cuit.
Grâce à Dieu, nos auteurs ont changé de méthode,
Et nous aimons bien mieux quelque drame à la mode
Où l’intrigue, enlacée et roulée en feston,
Tourne comme un rébus autour d’un mirliton.
J’écoutais cependant cette simple harmonie,
Et comme le bon sens fait parler le génie.
J’admirais quel amour pour l’âpre vérité
Eut cet homme si fier en sa naïveté,
Quel grand et vrai savoir des choses de ce monde,
Quelle mâle gaieté, si triste et si profonde
Que, lorsqu’on vient d’en rire, on devrait en pleurer !
Et je me demandais : Est-ce assez d’admirer ?
Est-ce assez de venir, un soir, par aventure,
D’entendre au fond de l’âme un cri de la nature,
D’essuyer une larme, et de partir ainsi,
Quoi qu’on fasse d’ailleurs, sans en prendre souci ?
Enfoncé que j’étais dans cette rêverie,
Çà et là, toutefois, lorgnant la galerie,
Je vis que, devant moi, se balançait gaiement
Sous une tresse noire un cou svelte et charmant ;
Et, voyant cet ébène enchâssé dans l’ivoire,
Un vers d’André Chénier chanta dans ma mémoire,
Un vers presque inconnu, refrain inachevé,
Frais comme le hasard, moins écrit que rêvé.
J’osai m’en souvenir, même devant Molière ;
Sa grande ombre, à coup sûr, ne s’en offensa pas ;
Et, tout en écoutant, je murmurais tout bas,
Regardant cette enfant, qui ne s’en doutait guère :
« Sous votre aimable tête, un cou blanc, délicat,
Se plie, et de la neige effacerait l’éclat. »
…………………………………………….
Le spectacle fini, la charmante inconnue
Se leva. .Le beau cou, l’épaule à demi nue,
Se voilèrent ; la main glissa dans le manchon ;
Et lorsque je la vis au seuil de sa maison
S’enfuir, je m’aperçus que je l’avais suivie.
Hélas ! mon cher ami, c’est là toute ma vie.
Pendant que mon esprit cherchait sa volonté,
Mon corps avait la sienne et suivait la beauté ;
Et, quand je m’éveillai de cette rêverie,
Il ne m’en restait plus que l’image chérie :
« Sous votre aimable tête, un cou blanc, délicat,
Se plie, et de la neige effacerait l’éclat. »
Alfred de Musset
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Posté le 05.06.2008 par jojolepetitsavoyard
Aujourd'hui est un jour nouveau, et ce que tu en fais dépend de toi. Tes premières pensées au réveil peuvent colorer la journée entière. Elles peuvent être des pensées heureuses, positives ou des pensées tristes, négatives. Ne sois jamais influencé par les conditions extèrieures, par le temps par exemple. Il peut pleuvoir à verse, mais si ton coeur est rempli d'amour et de gratitude, ton attitude toute entière sera remplie de soleil et de ciel bleu. Vois-tu quelle immense responsabilité repose sur tes épaules? La vie est ce que tu en fais, alors n'accuse jamais qui que ce soit d'autre pour l'état dans lequel tu es, mais ache que tu en es responsable. Change ton attitude et tu peux changer toute ta façon de voir. Adopte une attitude constructive devant la vie. Construis le meilleur à partir de ce que tu vois tout autour de toi, et ignore le reste; ne lui donne aucune force de vie et cela disparaîtra. Attends-Moi aujourd'hui dans le calme et en confiance, et sache que cette journée a Mes bénédictions.
Eileen Caddy
Posté le 03.06.2008 par jojolepetitsavoyard
Il ne tient qu'à toi de faire de ce jour le plus merveilleux que tu aies jamais vécu, par ton attitude juste et grâce à ta pensée positive. Considère ce jour comme mon jour, un jour pleinement béni par Moi, et vois-le se dérouler en une vraie perfection, sans jamais avoir une pensée de déception qui le gâcherait. Pourquoi serais-tu déçu par quoi que ce jour puisse apporter? Souviens-toi que tu le contrôles totalement. Tu es maître de la situation; donc, la manière dont il se déroule dépend de toi. Face à un problème, sache qu'il y a une réponse, ne le laisse jamais t'accabler. Vois-le comme un seuil, vois-le comme un défi, et la solution se révèlera. Ne permets jamais, jamais au problème de te contrôler. Tu dois faire l'effort de penser positivement, de penser grand, de penser réussite. Puis regarde-la arriver pas à pas.
Eileen Caddy
Posté le 02.06.2008 par jojolepetitsavoyard
Qu'il n'y ait pas de rêverie sans substance dans ta vie spirituelle. C'est une vie très réelle, très pratique, une vie pleine d'amusements et de projets. Attends-toi à ce que l'impossible devienne possible. Attends-toi à ce qu'arrive miracle sur miracle simplement parce que tu vis et tu démontre Mes lois divines. Si tu vis selon Mes lois, il peut arriver n'importe quoi à n'importe quel moment, parce quetu es accordé avec les puissances supérieures et que tu travailles à partir d'un niveau de conscience supérieur. Tu fais un avec l'Esprit Universel, avec Moi.
Lorsqu'il n'y a aucune séparation et que nous travaillons comme un seul être, toute chose est possible. Alors accorde-toi. Commence la journée en t'accordant à Moi, en étant silencieux et en trouvant cette paix et cette sérénité intérieures que rien ne peut détruire.
Un instrument sensible doit être accordé avant que l'on puisse en jouer; combien plus dois-tu l'être avant d'entrer et de jouer ton morceau dans l'orchestre de la vie.
Eileen Caddy
Posté le 29.05.2008 par jojolepetitsavoyard
Marche dans la lumière et n'aie jamais peur de laisser la lumière de la vérité s'éclairer en plein! Lorsque tu n'as rien à cacher, rien de quoi avoir honte, tu es aussi librequ'un tout petit enfant qui n'a aucune inhibition et s'exprime avec une joie authentique. Il déborde de joie et cette joie est contagieuse, rayonnant vers tout ceux qui entre en contact avec lui. La joie ne peut être cachée ou contenue. Elle se révèle de mille et une façons: dans un regard, un mot, une expression. La joie attire les gens à elle, car tout le monde répond aux âmes joyeuses, heureuses et aiment être en leur compagnie.
La joie attire les âmes à elle comme l'aimant attire l'acier, tandis que la tristesse et la négativité repoussent. Lorsque tu sais que tu fais la chose juste et que tu es à la place juste, tu rayonnes de joie et de liberté. Tout coule harmonieusement pour toi et tombe à la place où il faut. Tu attires le meilleur à toi; tu ne peux pas t'empêcher de le faire, car qui se ressemble s'assemble.
Eileen Caddy
Posté le 27.05.2008 par jojolepetitsavoyard
Réveille-toi, rafraichi et renouvelé, attends le meilleur de ce jour splendide et reçois-en le meilleur. Détends-toi et laisse-Moi prendre les rênes. Ne commence jamais la journée stressé et plein de tension. Dors et repose-toi, renouvelle l'Esprit et revitalise-Le. Commence la journée du bon pied, le coeur débordant d'amour et de gratitude, plein de grandes attentes pour la journée qui s'ouvre. Ce jour est sans tache, alors pourquoi ne pas le conserver ainsi? Garde ta conscience au niveau le plus élevé et vois se dérouler en ce jour les évenements les plus merveilleux. C'est un nouveau jour et un nouveau chemin. Laisse hier derrière toi avec toutes ses fautes et ses manques et tourne la page. Pourquoi traîner l'ancien derrière toi dans cette nouvelle journée? Bien sûr apprends tes leçons. Mais pourquoi demeurer sur ces leçons au point qu'elles t'accablent et t'empêchent d'entrer dans le nouveau d'un coeur léger et joyeux?
Eileen Caddy
Posté le 26.05.2008 par jojolepetitsavoyard
Les meilleurs parties de ce long mais beau poème
LA NUIT DE DECEMBRE
LE POETE
Du temps que j’étais écolier,
Je restais un soir à veiller
Dans notre salle solitaire.
Devant ma table vint s’asseoir
Un pauvre enfant vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.
Son visage était triste et beau :
A la lueur de mon flambeau,
Dans mon livre ouvert il vint lire,
Et resta jusqu’au lendemain,
Pensif, avec un doux sourire.
Comme j’allais avoir quinze ans,
Je marchais un jour, a pas lents,
Dans un bois, sur une bruyère.
Au pied d’un arbre vint s’asseoir
Un jeune homme vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.
Je lui demandais mon chemin ;
Il tenait un luth d’une main,
De l’autre un bouquet d’églantine.
Il me fit un salut d’ami,
Et, se détournant à demi,
Me montra du doigt la colline.
A l’age où l’on croit à l’amour,
J’étais seul dans ma chambre un jour,
Pleurant ma première misère.
Au coin de mon feu vint s’asseoir
Un étranger vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.
Il était morne et soucieux ;
D’une main il montrait les cieux,
Et de l’autre il tenait un glaive.
De ma peine il semblait souffrir,
Mais il ne poussa qu’un soupir,
Et s’évanouit comme un rêve.
A l’age où l’on est libertin,
Pour boire un toast en un festin,
Un jour je soulevai mon verre.
En face de moi vint s’asseoir
Un convive vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.
Il secouait sous son manteau
Un haillon de pourpre en lambeau,
Sur sa tête un myrte stérile.
Son bras maigre cherchait le mien,
Et mon verre en touchant le sien,
Se brisa dans ma main débile.
Un an après, il était nuit ;
J’étais à genoux près du lit
Où venait de mourir mon père.
Au chevet du lit vint s’asseoir
Un orphelin vêtu de noir
Qui me ressemblait comme un frère.
Ses yeux étaient noyés de pleurs ;
Comme les anges de douleurs,
Il était couronné d’épine ;
Son luth à terre était gisant,
Sa pourpre de couleur de sang,
Et son glaive dans sa poitrine.
Je m’en suis si bien souvenu,
Que je l’ai toujours reconnu
A tous les instants de ma vie.
C’est une étrange vision,
Et cependant, ange ou démon,
J’ai vu partout cette ombre amie.
…………………………
Partout où, le long des chemins,
J’ai posé mon front dans mes mains,
Et sangloté comme une femme ;
Partout où j’ai, comme un mouton,
Qui laisse sa laine au buisson,
Senti se dénuer mon âme ;
Partout où j’ai voulu dormir,
Partout où j’ai voulu mourir,
Partout où j’ai touché la terre,
Sur ma route est venu s’asseoir
Un malheureux vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.
…………………………
Qui donc es-tu, spectre de ma jeunesse,
Pèlerin que rien n’a lassé ?
Dis-moi pourquoi je te trouve sans cesse
Assis dans l’ombre ou j’ai passé.
Qui donc es-tu, visiteur solitaire,
Hôte assidu de mes douleurs ?
Qu’as-tu donc fait pour me suivre sur terre ?
Qui donc es-tu, qui donc es-tu, mon frère,
Qui n’apparais qu’au jour des pleurs ?
LA VISION
Ami, notre père est le tien.
Je ne suis ni l’ange gardien,
Ni le mauvais destin des hommes.
Ceux que j’aime, je ne sais pas
De quel côté s’en vont leurs pas
Sur ce peu de fange où nous sommes.
Je ne suis ni dieu ni démon,
Et tu m’as nommé par mon nom
Quand tu m’as appelé ton frère ;
Où tu vas, j’y serai toujours,
Jusqu’au dernier de tes jours,
Où j’irai m’asseoir sur ta pierre.
Le ciel m’a confié ton cœur.
Quand tu seras dans la douleur,
Viens à moi sans inquiétude,
Je te suivrai sur le chemin ;
Mais je ne puis toucher ta main,
Ami, je suis la Solitude.
Alfred de Musset
Posté le 23.05.2008 par jojolepetitsavoyard
Pourquoi ne pas faire dans la vie ce que tu trouves plaisir à faire, tant que cela ne nuit pas à une autrer âme et n'apporte que du bien, à toi et à toutes ces âmesdont tu te soucies? Apprends à faire ce que tu fais au bon moment, de la bonne manière et sans tension ni effort.
Les petits enfants savent comment jouir de la vie. Deviens comme un tout petit enfant sans inhibition et apprends à jouir de la vie sans aucune restriction, sans t'inquiter pour toi-même ni te regarder faire. Ne fais pas toujours les choses parce que tu ressens qu'il faut les faire. Quand une chose est faite par obligation, toute la joie et le plaisir s'en vont. Apprends à faire toutes choses parce que tu adores les faire. Donne tout ce que tu as à donner par simple amour de donner et de vivre, et regarde comme la vie devient différente pour toi.
Eileen Caddy
Posté le 21.05.2008 par jojolepetitsavoyard
Te rends-tu compte que ce que tu fais, ta manière de vivre et de penser, peut aider ou aggraver l'état du monde?
Cesse d'être attiré dans le tourbillon du chaos et de la confusion, de la destruction et de la dévastation, et commence dès maintenant à te concentrer sur la merveille et la beauté du monde autour de toi. Remercie pour tout. Bénis toutes lesâmes que tu rencontres. Refuse de voir le pire en chacun, dans les choses ou dans les conditions extérieures, et recherche toujours le meilleur. Ce n'est pas comme une autruche qui se cache la tête dans le sable et refuse de voir les réalités du monde. C'est simplement chercher le meilleur en tout et en tous et te concentrer dessus.
Tu es un tout petit monde à l'intérieur de toi-même. Quand il y aura paix, harmonie, amour et compréhension là, tout au fond de ton petit monde, cela se reflètera dans le monde extérieur tout autour de toi. Lorsque tu peux le faire, tu commences à contribuer et à remédier à la situation du monde.
Eileen Caddy
Posté le 14.04.2008 par jojolepetitsavoyard
Pour des raisons personnelles d'abord, familiales ensuite, je serai absent jusqu'au 20 mai. Je vous remercie de vos visites et vous dit à bientôt.
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