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jojolepetitsavoyard
Description du blog :
avec ce blog je souhaite partager des extrais de lectures, poèmes, recettes de cuisine, citations
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Blog Littérature
Date de création :
03.09.2007
Dernière mise à jour :
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Gravir son Everest

Publié le 26/11/2008 à 12:00 par jojolepetitsavoyard
.....Il faut vivre avec cette certitude que nous vieillirons et que ce ne sera pas beau, pas bon, pas gai. Et se dire que c'est maintenant qui importe : construire, maintenant, quelque chose, à tout prix, de toutes ses forces. Toujours avoir en tête la maison de retraite pour se dépasser chaque jour, le rendre impérissable. Gravir pas à pas son Everest à soi et le faire de telle sorte que chaque pas soit un peu d'éternité.
Le futur, ça sert à ça : à construire le présent avec des vrais projets de vivants.


L'élégance du hérisson
Muriel Barbery

Martin Luther King : discours de Washington

Publié le 01/04/2008 à 12:00 par jojolepetitsavoyard
Extrait du discours prononcé à Washington le 28 08 1963

« "Je vous le dis aujourd'hui, mes amis, bien que nous devions faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, j'ai tout de même un rêve. C'est un rêve profondément enraciné dans le rêve américain."
« Je fais le rêve qu'un jour, cette nation se lève et vive sous le véritable sens de son credo : “Nous considérons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes ont été créés égaux.”
« Je fais le rêve qu'un jour, sur les collines rouges de la Géorgie, les fils des esclaves et les fils des propriétaires d'esclaves puissent s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.
« Je fais le rêve qu'un jour, même l'État du Mississippi, désert étouffant d'injustice et d'oppression, soit transformé en une oasis de liberté et de justice.
« Je fais le rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur personne. Je fais ce rêve aujourd'hui !
« Je fais le rêve qu'un jour juste là-bas en Alabama, avec ses racistes vicieux, avec son gouverneur qui a les lèvres dégoulinantes des mots interposition et annulation; un jour juste là-bas en Alabama les petits garçons noirs et les petites filles noires puissent joindre leurs mains avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et sœurs.
« Je fais ce rêve aujourd'hui.
« Je fais le rêve qu'un jour chaque vallée soit glorifiée, que chaque colline et chaque montagne soit aplanie, que les endroits rudes soient transformées en plaines, que les endroits tortueux soient redressés, que la gloire du Seigneur soit révélée et que tous les vivants le voient tous ensemble.»


Martin Luther King

André Maurois : Climats

Publié le 06/03/2008 à 12:00 par jojolepetitsavoyard
...Aprés le départ d'Odile ma vie fut très malheureuse. La maisonme semblait si triste que j'avais peine à y rester...J'étais agité par de vagues remords, pourtant je n'avais rien de précis à me reprocher. J'avais épousé Odile que j'aimais, alors que ma famille eût souhaité pour moi des mariages plus brillants; je lui avais été fidèle jusqu'à la soirée avec Misa, et ma brève trahison avait été causé par la sienne....Je commençais à entrevoir une vérité pour moi très nouvelle sur les rapports qui doivent exister entre les hommes et les femmes. Je voyais celles-ci, êtres instables, toujours à la recherche d'une forte direction qui fixerait leurs pensées et leurs désirs errants; peut-être ce besoin créait-il pour l'homme le devoir d'être cette infaillible boussole, ce point fixe. Un grand amour ne suffit pas à détacher l'être qu'on aime si l'on nesait en même temps remplir toute la vie de l'autre d'une richesse sans cesse renouvelée...Les femmes s'attachent naturellement aux hommes dont la vie est un mouvement qui les entraînent dans ce mouvement, qui leur donnent une tâche, qui exigent beaucoup d'elles....Au lieu de comprendre ses gouts, je les avais condamnés; j'avais voulu lui imposer les miens...
Notre destinée est déterminée par un geste,par un mot : au début le plus petit effort suffirait pour l'arr^ter, puis un mécanisme géant est mis en mouvement. Maintenant je sentais que les actes les plus héroïques n'auraient pus faire renaïtre chez Odile l'amour qu'elle avait eu jadis pour moi...


Climats
André Maurois

Bonheur et altruisme

Publié le 25/02/2008 à 12:00 par jojolepetitsavoyard
LES JOIES DE L'ALTRUISME

Qu'est-ce que cela à a voir avec le bonheur? Des recherches ayant porté sur plusieurs centaines d'étudiants ont mis en évidence une corrélation indéniable entre l'altruisme et le bonheur. Lorsqu'on est heureux le sentiment de l'importance de soi diminue, on est plus ouvert aux autres...
Il est par ailleurs connu que la dépression aiguë s'accompagne d'une difficulté à ressentir et à exprimer de l'amour pour les autres...ceux qui ont souffert de la dépression affirment que donner de l'amour aux autres et en recevoir est un important facteur de guérison...L'interdépendance entre tous les phénomènes en général, et entre tous les êtres en particulier, est telle que notre propre bonheur est intimement lié à celui des autres...
Les recherches de Martin Seligman, spécialiste américain de la dépression et pionnier de la "psychologie positive" montre que la joie qui accompagne un acte de bonté désintéressé procure une satisfaction profonde...
Jean-Jacques Rousseau notait quand à lui : "Je sais et je sens que faire du bien est le plus vrai bonheur que le coeur humain puisse goûter."

Plaidoyer pour le bonheur
Matthieu Ricard

Les Misérables: la mort de Jean Valjean

Publié le 19/02/2008 à 12:00 par jojolepetitsavoyard
"....Cosette, voici le moment venu de te dire le nom de ta mère. Elle s'appelait Fantine. Retiens ce nom-là : Fantine. Mets-toi à genoux toutes les fois que tu le prononceras. Elle a bien souffert. Elle t'a bien aimée. Elle a eu en malheur tout ce que tu as en bonheur. Ce sont les partages de Dieu....Je vais donc m'en aller, mes enfants. Aimez-vous bien toujours. Il n'ya guère autre chose que cela dans le monde : s'aimer....Je meurs heureux. Donnez-moi vos chères têtes bien-aimées que je mette mes mains dessus."
Cosette et Marius tombèrent à genoux, éperdus, étouffés de larmes, chacun sur une des mains de Jean Valjean. Ces mains augustes ne remuaient plus.
Il était renversé en arrière, la lueur des deux chandeliers l'éclairait; sa face blanche regardait le ciel, il laissait Cosette et Marius couvrir ses mains de baisers; il était mort.
La nuit était sans étoiles et profondément obscure. Sans doute, dans l'ombre, quelque ange immense était debout, les ailes déployées, attendant l'âme.

Il y a au cimetière du Père-Lachaise, aux environs de la fosse commune, loin du quartier élégant de cette ville des sépulcres, loin de tous ces tomberaux de fantaisie.....une pierre. L'eau la verdit, l'air la noircit....Cette pierre est tout nue. On a songé en la taillant qu'au nécessaire de la tombe, et l'on a pris d'autre soin que de faire cette pierre longue et assez étroite pour couvrir un homme.
On n'y lit aucun nom.
Seulement, voilà de cela bien des années déjà, une main y a écrit au crayon ces quatre vers qui sont devenus peu à peu illisibles sous la pluie et la poussière, et qui probablement sont aujourd'hui effacés:

Il dort. Quoique le sort fût pour lui bien étrange,
Il vivait. Il mourut quand il n'eut plus son ange;
La chose simplement d'elle-même arriva,
Comme la nuit se fait lorsque le jour s'en va.


Les Misérables
Victor Hugo

Présence et peur de la mort

Publié le 15/02/2008 à 12:00 par jojolepetitsavoyard
Derrière la plupart des angoisses humaines se profile la peur de la mort...Aussitôt qu'un mal favorise le relâchement des mécanismes de défense du moi, la pensée de la mort surgit...
La conscience de la mort incite à une présence accrue à la vie, souligne l'importance des choixet encourage à ne tenir compte que de l'essentiel.
Nous n'emporterons rien avec nous lorsque nous mourrons, ni argent, ni passions...
La pratique de la mort encourage également à faire le deuil des attents irréalistes..Chacun de nous est pleinement responsable de la façon dont il vit et avec laquelle il réagit aux évé nements. Sur un lit de mort, ce n'est plus la faute des autres. On y comprend, souvent trop tard, que l'on a été l'artisan de sa propre souffrance, et que personne d'autre n'est responsable du fait que nous n'avons pas vécu et que nous mourons frustré......
La familiarité avec la mort dans notre vie quotidienne peut même ouvrir les portes de la liberté : puisque tout se réduit à néant pourquoi ne pas prendre la chance de vivre maintenant? Paradoxalement, la relation avec notre finitude permet de mordre dans la vie à pleine dents, et d'atteindre des moments d'éternité au coeur du moment présent.


La guérison du coeur
Guy Corneau

La jalousie

Publié le 11/02/2008 à 12:00 par jojolepetitsavoyard
LA JALOUSIE

« Quelle lâcheté de se sentir découragé du bonheur des autres et d’être accablé de leur fortune ».
Montesquieu

Etrange sentiment que la jalousie. On est jaloux du bonheur des autres, sûrement pas de leur malheur. N’est-ce pas absurde ?.....Le contraire de la jalousie, c’est se réjouir de toutes joies, petites et grandes, que connaissent les autres. Leur bonheur devient le nôtre.
Voici le portrait que Voltaire brosse de la jalousie :
« La sombre Jalousie au teint pâle et livide
Suit d’un pas chancelant le Soupçon qui la guide ».

…..Dans tous les cas de figure, la jalousie procède d’une blessure du moi, elle est donc le fruit d’une illusion…..
Qui plus est, la jalousie est absurde pour celui qui la ressent, puisque à moins qu’il n’ait recours à la violence, il en est la seule victime. Son dépit n’empêche pas ceux dont il est jaloux d’avoir plus de succès, d’argent ou de qualités. Comme l’explique le Dalaï-lama : « Même si celui qui est plus riche ou intelligent que nous n’en fait profiter personne d’autre, que gagnons-nous à laisser la jalousie nous torturer ? »
Pascal Bruckner parle de ces envieux pour qui, « il n’est rien de plus intolérable que la vue du bonheur d’autrui quand on ne va pas bien «. En vérité, qu’est-ce que le bonheur des autres pourrait bien vous enlever ? Rien bien sûr….Pourquoi ne pas prendre la joie de l’autre comme une source d’inspiration, un exemple vivant du bonheur accompli, au lieu d’en faire une source de vexation et de tourment.
La Rochefoucauld faisait observer dans ses Maximes : « Il y a dans la jalousie plus d’amour-propre que d’amour. »
Seul l’ego a le front d’affirmer : « Ton bonheur ne peut passer que par le mien. » Comme l’écrit Svami Prajnanpad : « Quand vous aimez quelqu’un, vous ne pouvez espérer qu’il fasse ce qui vous plaît. Cela reviendrai à vous aimer vous-même. »


Plaidoyer pour le bonheur
Matthieu Ricard

La mort

Publié le 06/02/2008 à 12:00 par jojolepetitsavoyard
En disant : "J'ai réglé mes comptes avec la vie", je veux dire : l'éventualité de la mort est intégrée à ma vie ; regarder la mort en face et l'accepter comme partie intégrante de la vie, c'est élargir cette vie. Al'inverse, sacrifier dès maintenant à la mort un morceau de cette vie, par peur de la mort et refus de l'accepter, c'est le meilleur moyen de ne garder qu'un pauvre petit bout de vie mutilée, méritant à peine le nom de vie. Cela semble un paradoxe : en excluant la mort de sa vie on se prive d'une vie complète, et en l'y accueillant on élargit et on enrichit sa vie.
Une vie bouleversée
Etty Hillesum
Ce texte est à rapprocher de la citation suivante dont je ne me rappelle plus l'auteur :
"une pas assez constante pensée de la mort n'a donné pas assez de prix aux plus petits instants de ta vie".

Les Misérables: la mort de Gavroche

Publié le 04/02/2008 à 12:00 par jojolepetitsavoyard
.....Une cinquième balle ne réussit qu'à tirer de lui un troisième couplet:
Joie est mon caractère,
C'est la faute à Voltaire,
Misère est mon trousseau,
C'est la faute à Rousseau

Cela continua ainsi quelque temps.
Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche, fusillé, taquinait la fusillade. Il avait l'air de s'amuser beaucoup. C'était le moineau becquetant les chasseurs. Il répondait à chaque décharge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les gardes nationaux et les soldats riaient en l'ajustant. Il se couchait, puis se redressait, s'effaçait dans un coin de porte, puis bondissait, disparaissait, reparaissait, se sauvait, revenait, ripostait à la mitraille par des pieds de nez, et cependant pillait les cartouches, vidait les gibernes et remplissait son panier. Les insurgés, haletants d'anxiété, le suivaient des yeux. La barricade tremblait; lui, il chantait. Ce n'était pas un enfant, ce n'était pas un homme; c'était un étrange gamin fée. On eût dit le nain invulnérable de la mêlée. Les balles couraient après lui, il était plus leste qu'elles. Il jouait on ne sait quel effrayant jeu de cache-cache avec la mort; chaque fois que la face camarde du spectre s'approchait, le gamin lui donnait une pichenette.
Une balle pourtant, mieux ajustée ou plus traître que les autres, finit par atteindre l'enfant feu follet. On vit Gavroche chanceler, puis il s'affaissa. Toute la barricade poussa un cri; mais il y avait de l'Antée dans ce pygmée; pour le gamin toucher le pavé, c'est comme pour le géant toucher la terre; Gavroche n'était tombé que pour se redresser; il resta assis sur son séant, un long filet de sang rayait son visage, il éleva ses deux bras en l'air, regarda du côté d'où était venu le coup, et se mit à chanter:

Je suis tombé par terre,
C'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à...

Il n'acheva point. Une seconde balle du même tireur l'arrêta court. Cette fois il s'abattit la face contre le pavé, et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s'envoler.


Les Misérables
Victor Hugo

Le Désir

Publié le 03/02/2008 à 12:00 par jojolepetitsavoyard
LE DESIR
« Il est rare qu’un bonheur viennent justement se poser sur le désir qui l’avait réclamé »
Marcel Proust

Personne ne contestera qu’il est naturel de désirer et que le désir joue un rôle moteur dans notre vie….Le désir peut nourrir notre existence comme il peut l’empoisonner.
Il peut aussi s’élargir, se libérer et s’approfondir pour devenir une aspiration. Celle de faire de soi un meilleur être humain, d’œuvrer au bien des êtres, ou d’atteindre l’Eveil spirituel…..
…Si naturel soit-il, le désir dégénère rapidement en « poison mental » dès qu’il devient soif impérative, obsession ou attachement incontrôlable….
…Partir sur le chemin des désirs est la facilité même. Mais l’allégresse des premiers pas est de courte durée…Les plaisirs, une fois goûtés, ne demeurent pas, ne se conservent pas et ne fructifient pas : ils s’évanouissent.

Du désir à l’obsession :
Le désir obsédant qui accompagne la passion amoureuse dégrade l’affection, la tendresse, la joie d’apprécier et de partager la vie d’autrui. Il se situe à l’antipode de l’amour altruiste. Il procède d’un égocentrisme maladif qui, en l’autre, ne chérit que soi-même ou, pire, tente de construire son propre bonheur à ses dépens….
Qu’en est-il de l’engouement sexuel ? On admettra avec Christian Boiron, que « l’attirance sexuelle n’est pas pathologique, mais ce n’est pas non plus une émotion, il s’agit de l’expression normale d’un désir comme la faim et la soif ». Il n’en reste pas moins que c’est la passion sexuelle qui éveille en nous les plus puissantes émotions, car elle tire sa force des cinq sens qu’elle implique tous ensemble…..

Désir, amour et attachement :
Comment distinguer l’amour véritable de l’attachement possessif ?.....Ne pas être attaché ne signifie pas que l’on aime moins une personne, mais que l’on n’est pas essentiellement préoccupé par l’amour de soi à travers l’amour que l’on prétend donner à l’autre. L’amour altruiste est la joie de partager la vie de ceux qui nous entourent….et de contribuer à leur bonheur. On les aime pour ce qu’ils sont et non pas à travers le prisme déformant de l’égocentrisme… Au lieu d’être attaché à l’autre, on est concerné par son bonheur ; au lieu de vouloir le posséder, on se sent responsable de son bien-être ; au lieu d’attendre anxieusement une gratification de sa part, on sait recevoir avec joie son amour réciproque.


Plaidoyer pour le bonheur
Matthieu Ricard
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